Il existe trois grands types de certificats TLS (anciennement SSL) pour assurer la protection d’un site web : le certificat à validation de domaine (DV), le certificat à validation d’organisation (OV) et le certificat à validation étendue (EV). La confusion règne souvent entre les différents certificats TLS, sans parler des utilisateurs qui peinent à saisir le sens réel du cadenas affiché dans la barre d’adresse de leur navigateur, voire la mention « Non sécurisé ». Le point sur les différents certificats existants et le niveau de sécurité qu’ils offrent.
La pression exercée par les géants du web, et notamment par Google, pour sécuriser davantage les sites web, pousse les administrateurs à basculer leur site en HTTPS : la connexion sécurisée est sûre puisqu’elle est cryptée par une clé de session protégée par un certificat numérique TLS. Dès qu’un site n’est pas protégé par un certificat TLS, les navigateurs indiquent désormais « non sécurisé », ce qui ne contribue pas à instaurer la confiance entre l’internaute et la société propriétaire du site. Il existe trois types de certificats TLS, tous délivrés par une Autorité de Certification (AC), seule habilitée à fournir des certificats.
Le certificat à validation de domaine (DV)
C’est le certificat de premier niveau de sécurité, le moins coûteux et le plus simple à obtenir. Il assure simplement que le propriétaire du certificat est le propriétaire du domaine, en quelques échanges de mail. L’Autorité de Certification ne vérifie pas l’identité de l’organisation. En général, ce type de certificat est utilisé pour sécuriser des blogs, des wikis ou des sites web sans transfert de données sensibles ou de transactions monétaires. Les certificats DV peuvent être remis à des sites internet qui ne sont pas entièrement fiables, voire qui contiennent des malwares et autres programmes frauduleux, car le propriétaire du domaine n’est pas vérifié. Par exemple, Let’s encrypt, autorité de certification et organisme à but non lucratif porté par l’Internet Security Research Group (ISRG), délivre gratuitement des certificats à validation de domaine.
Le certificat à validation d’organisation (OV)
Ce type de certificat offre un plus haut niveau de sécurité. L’Autorité de Certification vérifie au préalable que le demandeur est bien le propriétaire de l’organisation pour laquelle le certificat est demandé. Mais elle ne vérifie pas son identité. La vérification prend plus de temps que pour un certificat DV. Quelques échanges via plusieurs canaux : e-mail, courrier, téléphone permettent d’avoir ledit certificat en quelques jours. Par exemple, le certificat utilisé par le webmail d’Outlook certifie que l’organisation Microsoft Corporation existe juridiquement mais ne vérifie pas son identité :
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Le certificat à validation étendue (EV)
Les certificats à validation étendue offrent le plus haut niveau de sécurité. En effet, les contrôles du demandeur sont plus importants : existence légale de l’entreprise, véracité de l’ensemble des informations fournies via justificatifs, vérification de l’identité du responsable de l’organisation…
Ce type de certificat est principalement utilisé par des sites permettant des transactions bancaires (banques, administration…). Lorsque de tels certificats sont utilisés, les navigateurs affichent le nom de l’entreprise en vert dans la barre d’adresse, ce qui renforce le sentiment de sécurité chez l’internaute.
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S’il est incontestable que les certificats à validation étendue procurent la meilleure protection et confiance pour les utilisateurs, cette solution a un coût annuel non négligeable. Seule une analyse poussée sur la criticité des données qui transitent entre le serveur et les utilisateurs permet de déterminer la nature du certificat à implémenter.